Le recouvrement par huissier

Passer par un huissier pour gérer son recouvrement, pourquoi privilégier la société de recouvrement ?

Lorsqu’un impayé est avéré, le changement d’interlocuteur est souvent bénéfique. En effet, après les phases infructueuses de relance en interne, il faut passer à la vitesse supérieure mais pas de n’importe quelle manière. En effet, la règle de 3P est de rigueur : personnalisation, progressivité et périodicité. La notion de progressivité est très importante et est rarement appliquée dans le cadre d’un recouvrement géré par un huissier. Un courrier d’huissier peut être perçu comme une procédure de recouvrement plus incisive et même plus « agressive » par le client débiteur.

A contrario, le courrier de mandatement envoyé par la société de recouvrement représente une 1ère prise de contact et d’information du client débiteur. La notion de maintien de la relation commerciale peut être importante. Un débiteur peut avoir un impayé mais redevenir client ensuite, il est donc important de maintenir et préserver son image. Les sociétés de recouvrement sont souvent constituées d’experts en négociation qui savent également être à l’écoute du client. Ils proposeront alors une solution adaptée à la situation du client débiteur là où l’huissier exigera le paiement à tout prix.

Quelle législation régit le métier d’huissier ? A quelles lois est-il soumis ?

L’huissier de justice est un officier ministériel. Ses missions sont larges : signifier et exécuter les décisions de justice, recouvrement amiable, recouvrement judiciaire… Il a le monopole sur les actes de signification et d’exécution mais pas dans le cadre du recouvrement. Dans ce cadre, il doit agir comme les sociétés de recouvrement de créances en respectant les lois et le décret 96-1112 du 18 décembre 1996, modifié en juin 2012. Il ne peut donc pas de par son statut d’huissier déroger à l’obtention d’un titre exécutoire. Il ne pourra pas non plus appliquer de frais liés au recouvrement amiable.